Objectif-îles; les News n°42 juillet 2007

Les photos de notre séjour aux Tonga - archipel des Vava'u du 7 juillet au 4 août 2007

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Le 7 juillet 2007, après une traversée bien difficile depuis Rarotonga aux îles Cook , 856 miles en 6 jours, (voir les news n°41), Alizé arrive enfin en vue de l'archipel des Vava'u aux Tonga. Spectacle unique des falaises de l'île qui font face à l'océan.
Du 7 juillet au 4 août 2007, nous sillonnons dans tous les sens cette mer intérieure représentée par l'archipel des Vava'u. La plupart du temps des navigations au moteur en raison des courtes distances (25 miles d'un bout à l'autre) et des dangers représentés par les hauts-fonds. Un risque qui doit être pris très au sérieux d'autant plus que les cartes Maxsea sont décalées de plus de 0,1 miles à l'Ouest. Tous les mouillages que nous avons fait valent la peine et ont leur charme. De loin, nous avons observé plusieurs baleines venuent du Sud mettre bas dans ces eaux tranquilles, même si elles sont bien fréquentées par les bateaux de location des compagnies charter basées à Neiafu la capitale. La météo est clémente mais il fait toujours froid par 18° de latitude Sud.
Le 7 juillet (less Tonga sont à l'heure GMT + 13h !!) nous entront dans le passage de Faihava qui va nous mener à la capitale Neiafu, un des mouillages le mieux protégé du Pacifique. Le spectacle nous rappelle les paysages de la Baie de Puket en Thaïlande.
Des rochers posés sur l'eau. Les abords sont parfaitement sains et on peut passer très prêt des îlôts.
Arrivée au port marchand de Neiafu pour les formalités d'entrée dans le pays. Désagréable surprise en subissant l'attitude corrompue des autorités que ce soit de l'agriculture, des douanes, de l'immigration ou de la santé. Il nous faudra distribuer de nombreuses bières et cigarettes pour finir par obtenir nos papiers pour un coût de 150 pa (paanga) = 90 CHF.
Une amitié de longue date nous lie avec nos amis de Téa et Méroé depuis que nous avons participé au Rallye des Îles du Soleil en 2002. Que de souvenirs.
Le splendide mouillage au Sud du lagon devant la plage de sable blanc. Confortable et bien protégé. Attention aux nombreuses bouées qui supportent les chapelets d'huîtres de culture dans le lagon. La plupart sont abandonnées.
Le ravitaillement ici est un réel problème. En principe un bateau arrive de Maupiti une fois par mois, mais cela dépend des conditions météos. C'est grâce aux informations d'une connaissance de Méroé que nous apportons du ravitaillement et du frais à la famille de Kalami, Sophie et Hina. Un accueil formidable.
Dés le premier soir, Hina nous emmène faire une expérience fabuleuse en allant à la chasse aux langoustes de nuit sur le platier de la bharrière de corail.
à la lumière d'un puissant projecteur relié à une batterie placée dans un gros bidon nous explorons le platier moitié en nageant, moitié en marchant. Au bout d'une heure nous avons attrapé 7 langoustes à la main et 5 gros poissons chirurgiens avec un pic. Une méthode bien plus rapide qu'avec un fusil sous-marin. Entourés de quelques requins à pointe blanche c'est une sacrée expérience.
Le 16 juin 2007 nous montons avec Sophie, Hina et Tetuanui, 5 ans sur Téa pour nous déplacer pour la journée au Nord du lagon où nichent des milliers de sternes dont c'est la période de ponte des oeufs.
Débarquement sur la plage. Nous nous promenons au milieu des oiseaux qui nichent à même le sol.
Spectacle incroyable dans un bruit d'enfer des cris des milliers de sternes qui nous survolent.
Une récolte abondante qui permet à la famille de Kalami de varier leur alimentation. Une prise sans conséquence pour les oiseaux qui repondent les oeufs pris sur le sol. Après un barbecue sur la plage, retour dans la bonne humeur et en chanson au mouillage Sud du lagon.
C'est la fête tous les jours chez Kalami. Nous dégustons les langoustes, les poissons crus et cuits, les crabes de cocotiers et les oeufs de sternes. Nous apportons un gigot d'agneau, les légumes frais, des gâteaux. Quelle ambiance.
Nouvelle expérience inédite. À la lumière d'une lampe à pétrole, Sophie nous emmène dans la nuit à travers la cocoteraie à la chasse aux crabes de cocotiers. Un sport dangereux tant les crabes ont des pinces avec une force énorme. Attrapés à la main, il faut ligaturer les pinces avec des palmes de cocotiers puis mettre les crabes individuellement dans de gros sacs en jute.
Un alien au goût de foie gras. Certains crabes font plus de 2 kilos et leur valeur est équivalente à celles des langoustes. Quelle expérience pour Benjamin avec son copain Tetuanui.
Notre escale à Maupélia aura été beaucoup trop courte. Elle restera une des plus belle que nous ayons vécu à ce jour grâce à la gentillesse et la générosité de Hina, Sophie et Kalami. Nous leur souhaitons les meilleures conditions de vie sur leur atoll oublié.
Le 19 juin 2007, dernier arrêt au mouillage Nord du lagon. Nous ramassons quelques chapelets d'huîtres abandonnées dans l'espoir de trouver des perles. Mais c'est la déception, aucunes n'étaient ensemencées. Même avec le courant sortant qui nous pousse, la traversée de la passe Vahine est sportive et dangereuse.